lundi 7 mai 2018

Descriptifs des séquences

SEQUENCE I :
LE POETE : un homme qui « porte en lui la forme entière de l’humaine condition » (Montaigne)
LECTYRES ANALYTIQUES

GROUPEMENT DE TEXTES
DOCUMENTS COMPLEMENTAIRES, LECTURE CURSIVE

OBJET D’ETUDE :
La poésie, écriture poétique et quête de sens du Moyen Age à nos jours


PROBLEMATIQUE :
Comment le poète exprime-t-il dans ses textes les préoccupations de ses semblables ?

ETUDE D’ENSEMBLE :

-          Les buts la poésie ?
-          Le travail du poète sur le langage et la forme



1.    Ronsard, Odes, Livre I, 1550, « Mignonne, allons voir si la rose… ».

2.    Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857, CXII, « L’Horloge ».


3.       Arthur Rimbaud, Poésies, 1870, « Première soirée ».

4.       Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, 1915, « Si je mourais là-bas… ».

5.       Robert Desnos, paru dans L’Honneur des poètes le 14 juillet 1943, « Ce cœur qui haïssait la guerre… »


  1. TEXTES

  1. Raymond Queneau, L’instant fatal, 1948, « Si tu t'imagines ».
  2. Victor Hugo, Les Contemplations, 1856, « Le Mendiant ».
  3. Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, 1869, «  Le joujou du pauvre ».
  4. F. Ponge, Le Parti pris des choses,  « La bougie», 1942.
  5. André Breton, Clair de terre, 1931, « L’union Libre » (court extrait).

2. ETUDE DE L’IMAGE :
  1. Hans Baldung, Les trois âges et la mort, 1539.
  2. Goya, Saturne dévorant un de ses enfants, 1819-1823.
  3. Dali, Le visage de la guerre, 1940.

3.LECTURE CURSIVE :
Au nom de la liberté, poèmes de résistance, G.F Flammarion, Etonnants classiques.


SEQUENCE II :
LE POETE ET SES ETATS D’AME

OBJET D’ETUDE : Ecriture poétique et quête du sens, du Moyen-âge à nos jours.

              
PROBLEMATIQUE :
Comment les poèmes dévoilent-ils  leurs auteurs ?



ETUDES TRANSVERSALES :
-          La musique dans le recueil
-          Les femmes et l’amour dans le recueil
              
ŒUVRE INTEGRALE :

Verlaine, Fêtes galantes, 1869, édition au choix de l’élève.

Texte 1 : « Clair de lune ».

Texte 2 : « Cortège ».

Texte 3 : « En sourdine »

Texte 4 :   « Colloque sentimental ».


                               



1. TEXTES :

1.       V. Hugo, Les Contemplations, 1856, « Oh ! comme je fus comme  fou dans le premier moment ».
2.       Tristan Corbières, Les Amours jaunes, 1873, « Le crapaud »
3.       Henri Michaux, Plume, 1963, « Postface ».
4.       William Cliff, Autobiographie, 1993, « Enfance ».

2. HISTOIRE DES ARTS :

-          Antoine Watteau,  Pèlerinage à l’ile de Cythère, 1717.

-          Frida Kahlo, Les deux Frida, 1939.

3. LECTURE CURSIVE :  

Jean Baptiste Baronian, Verlaine, 2008.


SEQUENCE III:
L'ARGUMENTATION : L'HOMME EN QUESTION.

OBJETS D’ETUDE :
·         La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIème siècle à nos jours.
·         Le texte théâtral et sa représentation du XVIIème siècle à nos jours.


PROBLEMATIQUE :
Comment Vercors nous invite-t-il à réfléchir sur ce qu’est l’humain ?

ETUDES TRANSVERSALES :
-          Le titre
-          Les échos historiques de l’œuvre
-          Les stratégies et procédés argumentatifs dans  Zoo…

ŒUVRE INTEGRALE :

Vercors, Zoo ou l'Assassin philanthrope, 1959, édition Magnard, Collection classiques & contemporains.


Extrait 1 : Scène d'exposition  p.21-25  « Ce n’est pas un garçon  […] Et je l'ai tué. » (l. 116 à 207)

Extrait 2 : Acte II, tableau 7 p.77-81 « C’est vrai, Kreps,  […] et j’en crève. » (l. 40 à 126)

Extrait 3 : Acte II, tableau 8 p.99-102 « Eatons (Accent oxfordien, apprêté) […] avec la thèse infâme de Julius Drexler ? » (l. 331 à 422)

Extrait 4 : Acte II, tableau 9, p. 113-116  « LE PRESBYTERIEN : il y a longtemps déjà que Wesley a montré » à la fin du tableau. (l. 128 à 218)

Extrait 5 : Acte II, tableau 11  p.131-137 « Vous vouliez nous parler […] vers le public-tropi et l’applaudissent. » (l.190 à 336)

1.       TEXTES :
Pour poursuivre la réflexion sur ce qui fait l’homme et l’humanité.

1.       Montaigne, Essais, « Au sujet d’un enfant monstrueux », II, 30, 1595, p. 275 du manuel.
2.       J.-M. Leprince de Beaumont, La Belle et la bête, 1757, p. 276 du manuel.
3.       Eugène Ionesco, Rhinocéros, 1960,  Acte II, Deuxième tableau, p. 280-281  du manuel.
4.       Antoine de Saint Exupéry, Terre des hommes, 1939, p. 326-327 du manuel.
2.ETUDE DE L’IMAGE

Jean Cocteau, La Belle et la  Bête, 1946, p. 272 du manuel.


3. LECTURE CURSIVE:

George Orwell,  La Ferme des animaux, 1945.




SEQUENCE  :
LE THEATRE ET SES EFFETS SUR LE LECTEUR / SPECTATEUR.

LECTURES ANALYTIQUES
Œuvre intégrale :
 Eugène Ionesco, Le Roi se meurt, 1962.
DOCUMENTS COMPLEMENTAIRES, LECTURES CURSIVES


Objet d’étude : Le théâtre, rapports entre texte et représentation.

Problématique :
Comment le théâtre nous renvoie-t-il une image de nous-mêmes ?


Etudes d’ensemble :
-          Biographie de l’auteur. 
-          Le théâtre  de l’absurde.
-          Le mélange  des registres comique et tragique dans la pièce.
              


Texte 1 : Scène d’exposition, du Décor p. 11  « Salle du trône, vaguement délabrée » à la réplique de Marguerite p. 16  « Ce n’est pas la peine. Elle est irréversible ».

Texte 2 : De la réplique de Marguerite p. 37 « Tu vas mourir dans une heure et demie, tu vas mourir à la fin du spectacle » à la réplique du médecin p. 44 « C’est évident, ce n’est que le mieux de la fin ». 


Texte 3 : De la réplique du médecin  p.75 « Il étouffe [...] »  à la réplique de Marguerite « ça le freine » p. 77.

Texte 4 : De « LE GARDE, pendant que Juliette se met à pousser le Roi » p. 107 à « Le Garde reprend sa place. » p. 110.


Extrait 5 :  De la tirade finale de Marguerite p. 135   « Il perçoit encore les couleurs » à la fin de la pièce.                          
1. TEXTES :

1.        Jean Paul Sartre, Les Mouches, 1943, p. 164.
2.        Jean Genet, Les Bonnes, 1947.
3.        Samuel Beckett, En attendant Godot, 1952, p. 166-167.
4.        Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde, 1990, p. 173 à 175.

2. MISE EN SCENE :
1.        Le extraits étudiés 1 et 5 ont été vus  en vidéo d’après la mise en scène de Jorge Lavelli en 1976.
2.        Comparaison des deux photos des mises en scène de Georges Werler en 1994 et 2010, p. 168 et 169 du manuel.
3.        Photo de la mise en scène de  Juste la fin du monde, p. 174.






3. LECTURE CURSIVE:

Jean Genet, Les Bonnes, 1947.


SEQUENCE IV: LE POTENTIEL LITTERAIRE DES REECRITURES

OBJET D’ETUDE : Les réécritures du XVIIème siècle à nos jours
              

PROBLEMATIQUE : Comment une réécriture enrichit-elle le  texte dont elle s’inspire?

ETUDES D’ENSEMBLE :

-          L’histoire
biblique de Salomé
-          Pourquoi
réécrire ?  ou les buts des réécritures.
-          L’évolution de
l’image de Salomé dans les textes et documents étudiés

GROUPEMENT DE TEXTES

Autour du mythe de Salomé

Texte 1 : Flaubert, Les trois contes, 1877, « Hérodias », p. 417 du manuel.

Texte 2 : Joris-Karl Huysmans, A rebours, 1884, p. 418-419 du manuel.

Texte 3 : Oscar Wilde,
Salomé, 1891.


Texte 4 : Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913, « Salomé »

                               



1. TEXTES :

1.      Evangile selon
Marc, Nouveau Testament, VI, 17-29, vers 70 ap J. C.
2.      Jules Laforgue,
Moralités légendaires, 1887, p. 420 du manuel.
3.      Marguerite Duras,
Un barrage contre le Pacifique, 1950.
4.      Marguerite Duras,
Le Vice-Consul, 1966.


2. ETUDE DE L’IMAGE :

-          Cranach l’Ancien,
Salomé et la tête de Saint Jean Baptiste, XVIème siècle p. 422 du manuel.
-          Gustave Moreau,
L’Apparition, 1874-76, huile sur toile Los Angeles, San Francisco.

3. LECTURE CURSIVE :  
Raymond Queneau, Exercices de style, 1943.

Intro et Ccl° des L.A du Roi se meurt


L.A 2
Intro° : situation du passage : Le roi arrive tardivement  sur scène p.30. Il est déjà apparu dans la scène d’exposition mais juste pour passer. Il n’est pas resté et n’est pas intervenu. Ionesco veut créer un effet d’attente et faire de l’arrivée du roi un événement. Moment clef de la pièce puisque c’est là que le roi apprend des autres personnages qu’il va mourir.  Cela peut paraître étrange mais c’est conforme à la réalité : c’est souvent une tierce personne qui nous apprend notre propre mort, notamment un médecin. Parfois, par ménagement, c’est un membre de la famille, comme ici : ce sont Marguerite et le médecin qui apprennent au roi sa mort prochaine.
 Ouverture de conclusion : Le théâtre de l'absurde aime le mélange de comique et de tragique. Ainsi, lorsque Jean Genet écrit Les Bonnes, il mêle habilement les deux registres. Si sa pièce apparaît comme une parodie de Vaudeville* et utilise un comique de mots parfois ( « Diposez la traîne, traînée ! »  « Claire est là, plus claire que jamais ! », «« Minterdire ! Plaisanterie ! Madame est interdite ». ) Le tragique apparaît clairement dans la fonction cathartique de la pièce. En effet, la monstruosité des bonnes nous inspirent de la terreur (aucun mobile de commettre ce meurtre, Solange laisse Claire se suicider). Mais leur souffrance nous fait éprouver de la pitié pour elles.
* parodie de Vaudeville : la pièce de Genet ressemble à un Vaudeville (pièce comique mettant en scène un mari, sa femme et un amant) mais l'auteur se moque des codes du genre (2 bonnes et leur maîtresse)


L.A 3 :
Intro° : situation du passage : Dans les pages précédentes, le roi a appris du médecin et de Marguerite, sa première épouse, qu’il allait mourir « dans 1h30 » c'est-à-dire « à la fin du spectacle ». Mais il refuse d'accepter sa mort. Face à ce déni, Marguerite est agacée. Froide et autoritaire, elle voudrait que tout se passe vite et bien c’est-à-dire dignement. Marie, la seconde épouse, est quant à elle choquée. Elle ne veut pas que le roi meure. Elle l’aime tendrement. Mais, voyant qu’elle ne peut lutter contre l’inévitable, elle se range aux côtés du médecin et de Marguerite pour essayer  de l'amener à accepter de mourir.
Ouverture de Conclusion : cet extrait met en évidence la solitude de l'homme, ici devant sa mort. Cette solitude dans le monde est le reflet de la condition humaine  pour les auteurs du théâtre de l'absurde. Beckett l'illustre parfaitement dans En attendant Godot. Vladimir et Estragon, deux vagabonds  sont démunis dans un monde hostile. Dans la scène d'exposition de la pièce,  Vladimir manifeste un certain soulagement et une joie de revoir Estragon. Ils ont besoin l'un de l'autre pour supporter leur existence vide. Chacun remplit la vie de l'autre… pour survivre.


L.A 4 :
Situation du passage : Dans notre extrait, le garde prononce l’éloge funèbre* du Roi. Il n’est pas encore mort. Il lutte  pour rester en vie.   Mais il a pris place sur un fauteuil roulant, signe de sa déchéance physique et de sa mort prochaine S’il résiste trop d’ailleurs, le Médecin et Marguerite « peuvent [l’] obliger à se décider »p.106. Sa mort est donc inéluctable. L’éloge funèbre du Garde ne surprend donc pas le lecteur- spectateur.

 Ouverture de conclusion : le théâtre de l’absurde aime la dérision. Il aime ridiculiser des éléments nobles et solennels. Ainsi, lorsque J. Genet écrit Les Bonnes, il veut parodier la tragédie. En effet, la tragédie met en scène normalement des personnages nobles. Or, dans Les Bonnes, les  personnages sont des domestiques, normalement associées à la comédie. Le langage n’est pas soutenu mais courant voire parfois familier avec notamment l’utilisation de grossièretés. Comme Ionesco, Genet casse les codes…


L.A 5 :
Situation du passage : C’est la fin de la pièce. Les différents personnages disparaissent successivement. C’est le « processus » ultime où le mourant doit faire le deuil de sa vie et de tout ce qui l’a composée. Et cela commence par les autres personnages : p.124, disparition de Marie « il ne te voit plus Marie disparaît brusquement par un artifice scénique »; p.128 disparition du garde et de Juliette « on ne vous abandonnera pas…le garde disparaît subitement Nous sommes là, près de vous, nous resterons là. Juliette disparaît subitement »; p.128 trois répliques plus loin, c’est le médecin qui s’en va « Excusez-moi majesté, je dois partir…se retire…il n’est plus là ». Seule Marguerite reste avec lui. Il n’y a plus de comique, mais la mort du roi n’apparaît pas non plus comme affreuse. C’est un moment mystique.

Ouverture de conclusion : La mort du roi est certes tragique mais elle n'est pas larmoyante ni effrayante. Le roi meurt en paix, sans agonie ni cris de détresse. La mise en scène prévue par l'auteur est sobre : le roi disparaît. Jorge Lavelli, qui a mis la pièce en scène en 1976,  a respecté cette sobriété. Béranger et Marguerite sont seuls. Le roi est hypnotisé par les paroles de Marguerite. Il marche comme un automate,  suit sa voix. Son démembrement progressif se réduit à de brefs soubresauts des parties de son corps.   À la fin de la pièce, il est assis sur son trône qui est englouti dans le sol. Quelques notes de piano puis le silence. Ce silence symbolise le néant de la mort et la solitude qui accompagne ce passage.